07 nov > 08 nov

Colloque international : L'exil au Moyen Âge

Colloque

  • Manuscript Harley 682 © British library

    L’exil au Moyen Âge, entre tourment et plénitude

    Organisé par les équipes de recherche du Lémic, UCO-CIRPaLL, UA, ce colloque a pour objectif de définir les divers aspects du concept de l’exil au Moyen Âge à travers les prismes du droit, de l’histoire, de la littérature, et de la linguistique.   

    Depuis la nuit des temps, l’expérience de l’exil a ponctué l’histoire humaine, qu’elle soit une expulsion forcée ou un isolement volontaire.

    L’EXIL, UNE NOTION D’EXPULSION ET D’ERRANCE

    Si l’exil s’inscrit dans la dialectique de l’éloignement du pays natal, les chemins menant à la condition d’exilé sont pourtant divers et variés.
    Le mot exil doit en effet son origine à l’étymon latin exul, exsul « une personne bannie, proscrite de sa patrie ». Le préfixe ex qui signifie “hors de", souligne l’exclusion d’un point de départ. Dans cette perspective, exul évoque à la fois la notion d’expulsion et celle d’errance.

    Durant l’Antiquité, l’exil est devenu en droit romain le terme juridique approprié pour désigner le bannissement punitif. L’exercice du pouvoir reposait ainsi sur l’exécution d’une sentence légitime, une peine jugée "bien méritée" pour avoir enfreint la loi. Bien qu’une telle sentence épargnait la vie du coupable, la disgrâce de l’exil était vivement ressentie et souvent jugée pire que la peine capitale.

    L’EXIL AU MOYEN ÂGE : CHÂTIMENT OU LIBERTÉ UTOPIQUE ?

    Si l’exil dans l’Antiquité revêtait maintes formes et fut souvent au cœur de la condition humaine, cela restait-il encore vrai à l’époque médiévale ? Comment l’homme du Moyen Âge concevait-il la notion d’exil ?
    Dans le système juridique, le concept de l’exil avait-il évolué de manière significative depuis l’Antiquité ? Était-il encore considéré comme le pire châtiment qu’on puisse infliger à un être humain ?
    Dans la sphère religieuse, l’expérience de l’exil était-elle synonyme d’un simple déplacement contraint et forcé, ou d’un éloignement intentionnel ? De quelle manière la littérature médiévale a-t-elle su explorer la condition de l’exil ?

    Pour celui qui vivait en dehors des limites de la communauté, l’exil était-il une métaphore d’un asservissement psychologique ? Ou, au contraire, représentait-il un havre de paix où l’écrivain exilé pouvait pleinement se réaliser ? Est-il possible de penser l’exil comme étant la condition absolue de la liberté, ou tout du moins d’une liberté utopique, pour l’homme déraciné ?

     

    Colloque les 7 et 8 novembre 2019

     

    Voir le programme

Contact

Pôle recherche

Contactez-nous