Les lundis soirs Art et culture de l'UCO | UCO Angers

09 déc

Cycle de conférences : en résonance

Vie culturelle

  • © Ferrante Ferranti

    En Résonance

    Lieu de formation et de recherche, l’Université catholique de l’Ouest est aussi un lieu de transmission des savoirs et de diffusion de la culture, par la programmation d’expositions, concerts, conférences et autres rendez-vous culturels ouverts à un large public.

    Le cycle Art et Culture de l’UCO permet de décliner une thématique dans plusieurs champs disciplinaires en faisant appel à des spécialistes du sujet : personnalités du monde culturel ou enseignants-chercheurs de l’UCO.

    Inauguré par le sociologue et philosophe allemand de renommée internationale, Hartmut Rosa, le cycle Art et Culture voudrait mettre en valeur une manière d’habiter le monde. Comment sommes-nous les uns et les autres en résonance avec cette terre, dans une attitude d’écoute et de disponibilité des différentes réalités qui la composent ? Nous écouterons le parcours singulier des personnalités du monde culturel et intellectuel invitées : à travers leur histoire singulière, ils dévoileront la manière dont ils cultivent ces expériences de résonance et contribuent ainsi, pour leur part, à une transformation du monde.


    Hartmut Rosa : être avec le monde

    Entretien avec Nathanaël Wallenhorst, maître de conférences HDR en Sciences de l’éducation à l’UCO.

    Professeur à l’université de Iéna en Allemagne, Hartmut Rosa est un des intellectuels les plus lus à travers le monde. Il considère qu’un des plus vifs problèmes contemporains est l’accélération effrénée de nos sociétés qui génère une aliénation sans précédent. Face à ce problème inédit, Hartmut Rosa théorise la résonance, une façon d’être avec les autres, le monde, la Terre et les choses. Oui, nous pouvons changer le monde nous dit Hartmut Rosa et cela passera par une transformation radicale de la façon dont nous coexistons et habitons ensemble le monde.

    Vendredi 9 décembre | 18h30 | amphi Diès | entrée libre

     

    Anny Duperey : jouer, écrire, peindre... 

    Entretien avec Anne Prouteau, maître de conférences en littérature à l’UCO.

    De la vie dans son art, de l’art dans sa vie. Après avoir fait les Beaux-Arts de Rouen, Anny Duperey s’engage au conservatoire de théâtre. Très tôt, elle publie un premier roman puis fait connaître son grand talent dans le domaine de l’écriture à l’occasion de la parution du Voile Noir (Éd. Le Seuil, 1992). Nous écouterons les enjeux profonds de son déploiement, et d’artiste, et de femme 

    Jeudi 19 janvier

     

    Pauline Viardot (1821-1910), la grande Européenne de la musique

    Par Patrick Barbier, historien de la musique

    Le XIXe siècle musical a été dominé par une figure musicale, souvent méconnue aujourd’hui bien que remise à l’honneur lors du bicentenaire de sa naissance en 2021 : Pauline Viardot. Sœur de la célèbre Malibran, cantatrice exceptionnelle, mais aussi compositrice de talent, elle a connu une vie de rencontres exceptionnelles qui lui ont permis de faire graviter autour d’elle et de mettre en résonance des personnalités aussi diverses que Tourguéniev, Chopin, George Sand, Berlioz, Delacroix, Clara Schumann, Gounod ou Tchaïkovski. Possédant une vraie « conscience européenne » avant la lettre, elle n’a cessé, par son art et par son salon musical, d’abattre les barrières sociales, politiques et artistiques de son temps. 

    Lundi 23 janvier | 18h | amphi Diès / Bazin | entrée libre

     
    Une vie d’engagement pour la culture

    Par Jérôme Clément, énarque

    Énarque, Jérome Clément s’oriente vers le ministère de la Culture. Après une expérience de conseiller culturel en égypte, il entre en 1981 au cabinet de Pierre Mauroy, Premier ministre de François Mitterrand dont il devient proche. Il est nommé alors patron du Centre national du cinéma (CNC), où il a notamment à définir les relations entre la télévision et le cinéma, et où il crée la FEMIS, jusqu’au moment où il désire s’investir pour inventer une télévision culturelle qui n’existait pas. Commence alors l’aventure passionnante d’ARTE, qui le mobilise 22 ans, l’essentiel de sa vie, même s’il s’engage aussi sur d’autres chemins : Piasa (maison de vente aux enchères), le conseil d’administration du théâtre du Châtelet, la présidence de la Fondation Alliance française sans oublier l’écriture d’une dizaine de livres et des émissions de radio à France Culture évidemment ! Aujourd’hui, sa vie continue, toujours sous le signe de la culture, au Thoureil, à travers la création des vitraux, à Angers dans le cinéma avec le Festival Premiers Plans ou encore à La Ruche, à Paris, en compagnie d’artistes.

    Lundi 30 janvier | 18h | amphi Diès / Bazin | entrée libre

     
    l’éloge de la poésie

    Par Jean-Pierre Siméon, poète et dramaturge

    La poésie est la langue maternelle de Jean-Pierre Siméon. Lauréat en 2022 du Grand Prix de Poésie de l’Académie Française pour l’ensemble de son œuvre, il est président du jury du prix Apollinaire depuis 2014 et dirige depuis 2018 la collection Poésie/Gallimard. Il a été directeur artistique du Printemps des Poètes de 2001 à 2017. Il nous dira ce que représente le fait de vivre en résonance avec la poésie considérée comme une « école de vie et d’humanité ». Grand poète et inlassable médiateur, il se bat pour la donner en partage au plus grand nombre, sans sacrifier à sa qualité.

    Lundi 6 février | 18h | amphi Diès / Bazin | entrée libre

     
    La Part d’ombre

    Par Stéphane Audoin-Rouzeau, historien

    Lors de ce dialogue, adossé à la publication d’un ouvrage d’entretiens avec l’historien Hervé Mazurel (La Part d’ombre, Éd. Belles-Lettres), Stéphane Audoin-Rouzeau reviendra sur un parcours d’historien long de quarante années. Parcours qui a eu pour point de départ l’étude des soldats français de la Grande Guerre, avant de s’élargir à l’étude de la culture de guerre de 1914-1918, parallèlement à la conception et à la réalisation de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, dans la Somme, et à la création de son Centre international de recherche, dont il est actuellement le président. Les intérêts de Stéphane Audoin-Rouzeau l’ont conduit ensuite à réfléchir à la violence de guerre contemporaine dans une perspective de plus en plus anthropologique, à travers l’histoire des corps, des gestuelles, des pratiques et des affects en temps de guerre. Il nous dira aussi sa « rencontre », en 2008, avec le génocide des Tutsi rwandais de 1994, devenu désormais son principal objet de recherche avant d’être à l’origine d’un engagement civique et politique centré sur la question de la responsabilité de la France, dont il estime que, sans avoir participé elle-même au génocide, elle l’a rendu possible du fait de ses agissements entre 1990 et 1994. Plus récemment, dans le cadre de la commission Reconnaissance et réparations mise en place à la suite de la commission Sauvé , il travaille sur, la question des victimes des violences sexuelles commises au sein de l’église catholique depuis les années 1950.

    Lundi 27 février | 18h | amphi Diès / Bazin | entrée libre

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Assistante vie culturelle et vie étudiante

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